Pixifoly

De Histoire 3D Wiki
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Synopsis / description

Diffusée en 1983-84 le mercredi après-midi, Pixifoly est la première émission de télévision en France intégralement consacrée au jeu vidéo. Mais c'est aussi la première émission en France à faire un usage important de l'image de synthèse 2D et 3D.

Début en septembre 83, d'abord bi mensuelle, hebdomadaire à partir de février 1984

15 mn de fiction tournées en une journée (dramatiques les plus pauvres = 7 mn/jour)

Générique de début

Son générique de début est une animation 3D où l'on rentre dans des bâtiments 3D qui deviennent, lorsque la caméra s'élève, le logo de l'émission.

Présentation de jeu

Dans de nombreuses séquences pendant l'émission, les jeunes joueurs sont incrustés sur des décors dessinés et animés par Image Intégrale sur la palette graphique Jupiter7 connectée à un Apple II.

L’idée est que l’un des jeunes animateurs de l’émission plonge dans le jeu présenté pour y vivre toutes sortes d’aventures à l’instar de ce que les scénaristes du film Tron avaient imaginé, mais avec beaucoup moins de moyens techniques. La plongée est un pur trucage vidéo par masquage et incrustation : un grand écran est disposé sur le sol, l’animateur y disparaît. Mais il faut ensuite l’intégrer à l’intérieur même du jeu par incrustation vidéo. Impossible de sortir un signal vidéo acceptable depuis la diversité des micros ordinateurs et consoles de jeu. Heureusement les jeux vidéo sont encore graphiquement très simples et l’équipe d’Image Intégrale redessine les scènes du jeu sur l’Apple II couplé au Jupiter 7, elle peut même réaliser de petites animations temps réel en juxtaposant plusieurs images basse définition dans les 1024 x 1024 pixels du Jupiter. De plus via le canal audio de l’Apple II, normalement dédié à l’enregistrement et la lecture de programmes sur K7 audio, François Helt développe une interface avec le magnétoscope BVU qui lit le time code et déclenche un enregistrement automatique image par image de ce décor animé. Parfois l’installation est carrément transportée en régie pour diffuser les décors pendant l’enregistrement de l’émission. Dans ce cas un des 8 bits du Jupiter 7 peut être réservé à l’incrustation et permettre à l’animateur de passer derrière certaines parties du décor généré par ordinateur, accentuant l’impression qu’il est “dedans”.

Baptême de l'image

La séquence de fin est un "baptême de l'image" dans lequel un ou deux spectateurs sont incrustés sur des images de synthèse 3D préalablement générées en temps réel sur un simulateur de vol (Thomson ou Sogitec) ou le système Cubi-7 du CCETT.

Fiche technique

  • Control Data Cyber 205 et 175, logiciel Synthavision (MAGI)
  • Associe TF1, Control Data, SFP, Image Intégrale

Générique

Crédits images de synthèse

générique de début

en 3D est toujours crédité Control Data France, Jean-Claude Gavet.

Un mois chez Control Data avec informaticien M. Blancou : 2 réals et MC Lenoir (déléguée au développement de TF1). 30s

séquence finale

Le "baptême de l'image" va évoluer au fil des éditions. Selon les génériques des émissions mises en ligne sur le site Abandonware le crédit des images de synthèse est :

Voir aussi